
Ce n'est pas souvent qu'on me demande de dévoiler mes sentiments. Mais la seule chose qui me préoccupe est "Suis-je capable de dévoiler cette facette de ma personnalité ?"
En étant une personne sociable et (souvent) de bonne humeur, je me lasse très vite des gens. Cette faiblesse que j'appelle aussi une "maladie" me dégoûte et me hante de plus en plus dans la vie quotidienne. Il m'était parfois difficile de comprendre d'où vienne cette idée, mais la seule chose que je peux être sûr et certain est "ça gâche ma vie".
Depuis les années passées au collèges - sur les bancs du lycée et enfin à la fac, je ne me suis jamais posée la question et de chercher les solutions pour cette maladie. Certes, chaque expériences me font grandir mais jamais, je n'aurai imaginé de devenir une personne comme je suis, aujourd'hui.
J'ai tendance à éviter mes amis. Surtout quand ces derniers me demandent de sortir avec eux (boire un verre, ou de passer des bons moments ...).
Ce n'est pas parce que je les aimes pas, mais le sentiment d'être entouré par ces personnes me pose un réel soucis. Je me trouve "ennuyant", "timide", "pas intéressant" ... Alors c'est peut être ces idées que je me donne à moi même m'empêchent d'avancer dans la vie et de s'intéresser aux autres.
Souvent pour ne pas leurs décevoir ou leur dévoiler mon désir d'être seul, j'invente toutes sortes de conneries pour refuser de partir avec eux. Parfois cela peut être aussi brutal.
Au collège, j'ai perdu un bon ami à cause de mon comportement inexplicable. Après des mois de rigolades et de bêtises ... je me suis retrouvé alors seul dans ma bulle avec le seul but : "éviter O (pour ne pas dévoiler l'intégralité de son prénom) au maximum". Les raisons de cet détachement reste encore flou dans ma tête. Malgré qu'on ne s'adressait plus la parole, il m'avait quand même invité à son anniversaire à plusieurs reprises, puis aujourd'hui, plus de nouvelle venant de cette personne.
Au lycée, j'avais peur de refaire la même erreur et BINGO, après deux ans, passées dans la même classe, je ne parlais plus et ne prêtais guerre attention à mon ami A. Je me souviens très bien de cette journée. Après deux heures de cours en physique chimie (où je me mettais toujours en binôme avec A) je quittais la salle violemment, après la sonnerie, en me retournant plus jamais vers A.
Aujourd'hui, je m'en veux encore et encore. Je me pose moi même la question "Pourquoi suis-je ainsi?" Et pourtant, je ne suis pas un diable dans la vie quotidienne. J'ai toujours le sourire aux lèvres et la tête sur les épaules. On ne peut pas me qualifier de "mature" car, je ne me trouve pas plus intelligent que les autres.
Cette année, le cycle commence à se remettre en place. J'ai peur, mais reste quand même confiant pour les mois à venir. Je me promet de ne pas faire les mêmes erreurs du passée et ainsi sortir de cette calvaire qui dure depuis une éternité.